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Les Dieux, l'État et l'individu

Réflexions sur la religion civique à Rome

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Au prisme d’une tradition culturelle marquée par la conception chrétienne de la religion, la relation que les Anciens entretenaient avec leurs dieux et la place qu’ils leur accordaient dans la cité paraissent déroutantes. Dans les croyances de la Rome antique, il n’était en particulier question ni de Révélation ni de dogmes, pas même de transcendance. À tel point que les philosophes et les théologiens de l’époque romantique ont dénié à la piété romaine son caractère de « vraie foi » en définissant invariablement celle-ci comme la relation émotionnelle et spirituelle qui se nouerait entre Dieu et l’homme. Aux yeux de ses détracteurs, cette religion civique ne pouvait qu’occulter le « véritable sacré ». Chose étonnante, bien que des décennies de recherches historiques aient documenté les cultes antiques au plus près de la manière dont les Anciens les vivaient et les pratiquaient, certains travaux contemporains continuent de voir en eux une « non-religion » qu'ils opposent, en la référant aux catégories chrétiennes, à une « religiosité » seule digne de ce statut. En s’attachant à réfuter ces théories, ce livre offre une réflexion plus générale sur le phénomène religieux et son inclusion dans la société dont la résonance avec les débats contemporains sur la laïcité n’est peut-être pas fortuite. C’est pourquoi la controverse ne met pas seulement aux prises une approche confessionnelle et une approche historique de la question ; elle met en jeu le droit à l’altérité en matière de religion.

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Les Dieux, l'État et l'individu, John Scheid

Taal
Jaar van publicatie
2013
Bindwijze
(Paperback),
Staat van het boek
Goed
Prijs
€ 14,99

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Titel
Les Dieux, l'État et l'individu
Ondertitel
Réflexions sur la religion civique à Rome
Taal
Frans
Jaar van publicatie
2013
Formaat
Paperback
Aantal pagina's
224
ISBN10
2021089096
ISBN13
9782021089097
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Aantekening
Au prisme d’une tradition culturelle marquée par la conception chrétienne de la religion, la relation que les Anciens entretenaient avec leurs dieux et la place qu’ils leur accordaient dans la cité paraissent déroutantes. Dans les croyances de la Rome antique, il n’était en particulier question ni de Révélation ni de dogmes, pas même de transcendance. À tel point que les philosophes et les théologiens de l’époque romantique ont dénié à la piété romaine son caractère de « vraie foi » en définissant invariablement celle-ci comme la relation émotionnelle et spirituelle qui se nouerait entre Dieu et l’homme. Aux yeux de ses détracteurs, cette religion civique ne pouvait qu’occulter le « véritable sacré ». Chose étonnante, bien que des décennies de recherches historiques aient documenté les cultes antiques au plus près de la manière dont les Anciens les vivaient et les pratiquaient, certains travaux contemporains continuent de voir en eux une « non-religion » qu'ils opposent, en la référant aux catégories chrétiennes, à une « religiosité » seule digne de ce statut. En s’attachant à réfuter ces théories, ce livre offre une réflexion plus générale sur le phénomène religieux et son inclusion dans la société dont la résonance avec les débats contemporains sur la laïcité n’est peut-être pas fortuite. C’est pourquoi la controverse ne met pas seulement aux prises une approche confessionnelle et une approche historique de la question ; elle met en jeu le droit à l’altérité en matière de religion.