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La confusion des sexes

Le travestissement de la Renaissance à la Révolution

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Entre la Renaissance et la Révolution, de nombreuses femmes se sont déguisées en hommes pour diverses raisons : fuir la misère en s'engageant dans les armées, défendre leurs terres en tant qu'amazones, ou revendiquer leurs droits en tant que citoyennes. Bien que le travestissement soit considéré comme un « crime de faux » par la justice royale, les juges montrent souvent de la clémence, sauf en cas de prostitution ou de passions jugées infâmes. En revanche, les hommes qui se travestissent sont rares, avec quelques exceptions notables comme l'abbé de Choisy et le chevalier d'Eon, car cela choque les normes établies de la masculinité. Les témoignages présentés révèlent les codes de comportement et les valeurs d'une société hiérarchisée par le sang et le sexe. Sous l'Ancien Régime, la surveillance des travestis par la police des mœurs souligne leur défiance envers la « juste différence des sexes », défendue par des moralistes et physiognomonistes pendant des siècles. Ce n'est qu'avec les philosophes des Lumières que l'on commence à invoquer la « nature » pour justifier l'inégalité entre hommes et femmes, marquant ainsi un tournant dans la perception des genres.

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La confusion des sexes, Sylvie Steinberg

Taal
Jaar van publicatie
2001
Bindwijze
(Paperback)
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Titel
La confusion des sexes
Ondertitel
Le travestissement de la Renaissance à la Révolution
Taal
Frans
Uitgever
Fayard
Jaar van publicatie
2001
Formaat
Paperback
Aantal pagina's
434
ISBN10
2213608482
ISBN13
9782213608488
Reeks
Beoordeling
3,55 van 5
Aantekening
Entre la Renaissance et la Révolution, de nombreuses femmes se sont déguisées en hommes pour diverses raisons : fuir la misère en s'engageant dans les armées, défendre leurs terres en tant qu'amazones, ou revendiquer leurs droits en tant que citoyennes. Bien que le travestissement soit considéré comme un « crime de faux » par la justice royale, les juges montrent souvent de la clémence, sauf en cas de prostitution ou de passions jugées infâmes. En revanche, les hommes qui se travestissent sont rares, avec quelques exceptions notables comme l'abbé de Choisy et le chevalier d'Eon, car cela choque les normes établies de la masculinité. Les témoignages présentés révèlent les codes de comportement et les valeurs d'une société hiérarchisée par le sang et le sexe. Sous l'Ancien Régime, la surveillance des travestis par la police des mœurs souligne leur défiance envers la « juste différence des sexes », défendue par des moralistes et physiognomonistes pendant des siècles. Ce n'est qu'avec les philosophes des Lumières que l'on commence à invoquer la « nature » pour justifier l'inégalité entre hommes et femmes, marquant ainsi un tournant dans la perception des genres.