Œuvres
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«Je suis, à ma façon, un amateur d'histoire, un spectateur du bon Dieu. Dans la mesure de mes moyens, j'étais, j'essayais d'être, je suis toujours ou j'essaie d'être le témoin du temps qui passe et de ma propre vie. C'était l'ambition avouée de mes précédents ouvrages. Est-ce qu'il y a rien d'autre à faire, pour un écrivain, que de s'efforcer de comprendre notre monde ? Je suis une espèce de lampiste de l'histoire, un agent secret de Dieu. Peut-être, un jour, je m'en expliquerai à nouveau. Jean d'Ormesson, dans une réponse à une question sur son style, a affirmé qu'il était heureux de rester fidèle à lui-même, ce qui se manifeste par des rappels discrets dans ses livres. Le lecteur découvrira ces références dans les quatre ouvrages ici réunis, où l'unité est évidente : la préoccupation du temps. Le temps qui dure, qui passe, et celui contre lequel on remporte parfois des victoires éphémères : «Il n'y a qu'une chose sous le soleil qui mette un terme, pour un temps, à l'écoulement perpétuel : c'est l'amour.» Jean d'Ormesson a construit une œuvre sur le mélange du temps historique et individuel, en héritier de Chateaubriand et peut-être de Borges. Ce volume, préfacé par Marc Fumaroli, inclut des notices sur les ouvrages et des documents inaccessibles, comme l'article de Jacques Le Goff saluant La Gloire de l'Empire, «ouvre pionnière» de l'histoire-fiction.



