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Un souffle, une ombre

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Nous étions en été, un samedi, le jour de la fête annuelle de la base nautique des Crozes. Il faisait particulièrement doux ce soir-là. Justine avait demandé à ses parents de pouvoir passer la nuit avec sa cousine et deux copains sur l'îlot des Bois-Obscurs, au centre du lac. Un camping entre pré-adultes. Une récompense pour le bon travail fourni toute l'année. Promis, ils seraient de retour le lendemain, à l0 heures au plus tard. Le dimanche matin, les adolescents se font attendre. L'un des parents, de rage, parcourt la distance à la nage. Il découvre alors l'étendue du massacre : les corps meurtris, outragés, dénudés. Les familles des victimes, des accusés, la région, tous vont connaître le chaos et le déclin. Ma vie d'enfant a basculé ce jour-là. Quelqu'un – quelque chose –, au visage indéfini, malveillant, a pris possession de mon imaginaire, de mon âme. Trente-quatre ans après le drame, l'occasion de dépasser ce traumatisme collectif s'offre à moi. Je vais enfin pouvoir donner un visage à mes peurs.

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Un souffle, une ombre, Christian Carayon

Taal
Jaar van publicatie
2016
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(Paperback)
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Titel
Un souffle, une ombre
Taal
Frans
Uitgever
Fleuve
Jaar van publicatie
2016
Formaat
Paperback
Aantal pagina's
539
ISBN10
2265115606
ISBN13
9782265115606
Reeks
Beoordeling
4,1 van 5
Aantekening
Nous étions en été, un samedi, le jour de la fête annuelle de la base nautique des Crozes. Il faisait particulièrement doux ce soir-là. Justine avait demandé à ses parents de pouvoir passer la nuit avec sa cousine et deux copains sur l'îlot des Bois-Obscurs, au centre du lac. Un camping entre pré-adultes. Une récompense pour le bon travail fourni toute l'année. Promis, ils seraient de retour le lendemain, à l0 heures au plus tard. Le dimanche matin, les adolescents se font attendre. L'un des parents, de rage, parcourt la distance à la nage. Il découvre alors l'étendue du massacre : les corps meurtris, outragés, dénudés. Les familles des victimes, des accusés, la région, tous vont connaître le chaos et le déclin. Ma vie d'enfant a basculé ce jour-là. Quelqu'un – quelque chose –, au visage indéfini, malveillant, a pris possession de mon imaginaire, de mon âme. Trente-quatre ans après le drame, l'occasion de dépasser ce traumatisme collectif s'offre à moi. Je vais enfin pouvoir donner un visage à mes peurs.