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Babel - 310: Autoportrait

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Duchamp vint en fin d'après-midi et m'emmena dans un café des boulevards où les jeunes écrivains dadaïstes, se retrouvaient régulièrement avant dîner. Une demi-douzaine d'hommes et une femme étaient assis autour d'une table, dans un coin isolé. Après les présentations, nous essayâmes de converser. Jacques Rigaut, qui parlait quelques mots d'anglais, traduisait les questions et les réponses. C'était assez sommaire, et pourtant je me sentis à l'aise avec ces inconnus qui semblaient m'accepter comme un des leurs, sans doute à cause des goûts qui m 'étaient attribués. En outre, ils semblaient déjà au courant de mes activités new-yorkaises. André Breton, qui devait quelques années plus tard fonder le mouvement surréaliste, paraissait déjà dominer les autres et portait sa tête imposante comme un défi; Louis Aragon, écrivain et poète, semblait également sûr de lui et quelque peu arrogant. Le poète Paul Eluard, avec son grand front, ressemblait à une version, en plus jeune, du portrait de Baudelaire que j'avais vu dans un livre.

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Babel - 310: Autoportrait, Man Ray, Anne Guérin

Taal
Jaar van publicatie
1998
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(Paperback)
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3,9
Zeer goed
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Titel
Babel - 310: Autoportrait
Taal
Frans
Uitgever
Actes Sud
Jaar van publicatie
1998
Formaat
Paperback
Aantal pagina's
515
ISBN10
274271765X
ISBN13
9782742717651
Reeks
Eerste editie
1963
Oorspronkelijke titel
Self-Portrait
Beoordeling
3,9 van 5
Aantekening
Duchamp vint en fin d'après-midi et m'emmena dans un café des boulevards où les jeunes écrivains dadaïstes, se retrouvaient régulièrement avant dîner. Une demi-douzaine d'hommes et une femme étaient assis autour d'une table, dans un coin isolé. Après les présentations, nous essayâmes de converser. Jacques Rigaut, qui parlait quelques mots d'anglais, traduisait les questions et les réponses. C'était assez sommaire, et pourtant je me sentis à l'aise avec ces inconnus qui semblaient m'accepter comme un des leurs, sans doute à cause des goûts qui m 'étaient attribués. En outre, ils semblaient déjà au courant de mes activités new-yorkaises. André Breton, qui devait quelques années plus tard fonder le mouvement surréaliste, paraissait déjà dominer les autres et portait sa tête imposante comme un défi; Louis Aragon, écrivain et poète, semblait également sûr de lui et quelque peu arrogant. Le poète Paul Eluard, avec son grand front, ressemblait à une version, en plus jeune, du portrait de Baudelaire que j'avais vu dans un livre.