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Dostoïevski à Manhattan

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L'attaque terroriste du 11 septembre 2001 contre les États-Unis marque un tournant historique et inaugure une ère de nihilisme triomphant. Cette catastrophe, bien que tragique, n'était pas "inimaginable", car des œuvres littéraires et cinématographiques avaient déjà exploré de telles violences. Dostoïevski et Tchékov avaient anticipé la menace du terrorisme, révélant que la fiction pouvait prédire ce que les experts militaires n'osaient envisager. Comprendre cet acte de violence extrême nécessite d'éteindre l'incendie mental qu'il a suscité et de le confronter à des réalités plus communes. Le nihilisme, symbolisé par la devise "Je tue donc je suis", se caractérise par une destruction gratuite et une jouissance du malheur d'autrui. Cette victoire du nihilisme marque la fin des guerres interétatiques, laissant place à une violence diffuse, sans visage ni revendication. Les nouveaux actes de violence, comme ceux contre les Twin Towers ou les bouddhas de Bamiyan, illustrent cette évolution. Face à un nihilisme fondé sur la corruption, la terreur et la destruction, les hyperpuissances se révèlent souvent impuissantes. André Glucksmann, philosophe européen éminent, a consacré sa carrière à l'étude du conflit et de la violence, enrichissant sa réflexion par des expériences sur le terrain, notamment en Algérie et en Tchétchénie.

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Dostoïevski à Manhattan, André Glucksmann

Taal
Jaar van publicatie
2002
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(Paperback),
Staat van het boek
Goed
Prijs
€ 1,99

Betaalmethoden

3,0
Oké
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Titel
Dostoïevski à Manhattan
Taal
Frans
Jaar van publicatie
2002
Formaat
Paperback
Aantal pagina's
288
ISBN10
2221093216
ISBN13
9782221093214
Reeks
Beoordeling
3 van 5
Aantekening
L'attaque terroriste du 11 septembre 2001 contre les États-Unis marque un tournant historique et inaugure une ère de nihilisme triomphant. Cette catastrophe, bien que tragique, n'était pas "inimaginable", car des œuvres littéraires et cinématographiques avaient déjà exploré de telles violences. Dostoïevski et Tchékov avaient anticipé la menace du terrorisme, révélant que la fiction pouvait prédire ce que les experts militaires n'osaient envisager. Comprendre cet acte de violence extrême nécessite d'éteindre l'incendie mental qu'il a suscité et de le confronter à des réalités plus communes. Le nihilisme, symbolisé par la devise "Je tue donc je suis", se caractérise par une destruction gratuite et une jouissance du malheur d'autrui. Cette victoire du nihilisme marque la fin des guerres interétatiques, laissant place à une violence diffuse, sans visage ni revendication. Les nouveaux actes de violence, comme ceux contre les Twin Towers ou les bouddhas de Bamiyan, illustrent cette évolution. Face à un nihilisme fondé sur la corruption, la terreur et la destruction, les hyperpuissances se révèlent souvent impuissantes. André Glucksmann, philosophe européen éminent, a consacré sa carrière à l'étude du conflit et de la violence, enrichissant sa réflexion par des expériences sur le terrain, notamment en Algérie et en Tchétchénie.