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"C'était plein à craquer, des maçons, des peintres en salopettes prenaient le pousse-café au comptoir où nous attendions que se libère une table. Le menu était affiché à la craie sur un des miroirs, ce jour-là c'était une blanquette de veau. Papa portait une veste en velours et un béret serré comme celui d'Auguste avec bien évidemment une chemise à carreaux. On ne dépareillait pas du tout dans le restaurant où, très vite, on avait trouvé à s'asseoir. Les deux ouvriers à la table à côté ont regardé les mains de Papa, tachées de couleurs diverses, ces mains dont il disait souvent qu'elles étaient imprégnées jusqu'à l'os. Il avait alors plus de soixante-dix ans, mais avec son allure énergique et l'impression de puissance qui émanait de lui, il pouvait très bien passer pour un peintre en bâtiment. - Vous avez un chantier dans le coin ? demanda l'un deux. - Je refais un plafond à l'Opéra, répondit mon père, attaquant son oeuf dur mayonnaise."
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Quelques pas dans les pas d'un ange, David McNeil
- Taal
- Jaar van publicatie
- 2003
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- (Paperback),
- Staat van het boek
- Beschadigd
- Prijs
- € 0,37
Betaalmethoden
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- Titel
- Quelques pas dans les pas d'un ange
- Ondertitel
- Récits
- Taal
- Frans
- Auteurs
- David McNeil
- Uitgever
- GALLIMARD
- Jaar van publicatie
- 2003
- Formaat
- Paperback
- Aantal pagina's
- 160
- ISBN10
- 2070703304
- ISBN13
- 9782070703302
- Reeks
- Tags
- Fictie, Familie, Relaties, Leven, Herinneringen
- Beoordeling
- 3,15 van 5
- Aantekening
- "C'était plein à craquer, des maçons, des peintres en salopettes prenaient le pousse-café au comptoir où nous attendions que se libère une table. Le menu était affiché à la craie sur un des miroirs, ce jour-là c'était une blanquette de veau. Papa portait une veste en velours et un béret serré comme celui d'Auguste avec bien évidemment une chemise à carreaux. On ne dépareillait pas du tout dans le restaurant où, très vite, on avait trouvé à s'asseoir. Les deux ouvriers à la table à côté ont regardé les mains de Papa, tachées de couleurs diverses, ces mains dont il disait souvent qu'elles étaient imprégnées jusqu'à l'os. Il avait alors plus de soixante-dix ans, mais avec son allure énergique et l'impression de puissance qui émanait de lui, il pouvait très bien passer pour un peintre en bâtiment. - Vous avez un chantier dans le coin ? demanda l'un deux. - Je refais un plafond à l'Opéra, répondit mon père, attaquant son oeuf dur mayonnaise."




