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« - Non... souffla mon père. Non, monsieur Lagneau. Je ne veux pas de supplément. Je... je ne veux pas d'argent du tout. M. Lagneau lui jeta un regard vif et curieux. Leurs yeux se croisèrent. Dans ceux de M. Lagneau, mon père ne vit rien qui pouvait lui faciliter les choses, mais il ne vit rien qui pouvait lui nuire non plus. Il toussa pour gagner du temps. Eugène nota que, devant la cheminée éteinte, le mannequin était légèrement tordu, comme sur le point de s'en aller. Il jeta son premier dé. - J'aurais besoin, dit-il très lentement, de refaire mes papiers. M. Lagneau se tourna vers le mannequin, l'air de vouloir s'assurer que ce n'était vraiment personne. Il revint à mon père et demanda tout bas : - Vous êtes français, monsieur Eugène ? - Français, oui. J'ai mon décret de naturalisation. Le secrétaire de mairie se pencha et chuchota : - Eh bien, donc ? Pourquoi les refaire, ces papiers ? Vous n'êtes pas en règle avec les actuels ? - Si, si. Il nous faudrait la même chose, les mêmes papiers. Exactement. La même carte d'identité pour ma femme, ma fille Madeleine, mon fils André, et le petit Charly. Oui, tout pareil... Mais sans le tampon. M. Lagneau tapota le sol du bout du pied. Mon père, inquiet, chercha dans le regard du secrétaire de mairie une assurance qu'il ne mettait pas sa famille en danger. »

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taille 42, Malika Ferdjoukh, Charles Pollak

Taal
Jaar van publicatie
2007
Bindwijze
(Paperback)
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Betaalmethoden

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Titel
taille 42
Taal
Frans
Uitgever
Médium
Jaar van publicatie
2007
Formaat
Paperback
Aantal pagina's
265
ISBN10
2211087655
ISBN13
9782211087650
Reeks
Tags
Aantekening
« - Non... souffla mon père. Non, monsieur Lagneau. Je ne veux pas de supplément. Je... je ne veux pas d'argent du tout. M. Lagneau lui jeta un regard vif et curieux. Leurs yeux se croisèrent. Dans ceux de M. Lagneau, mon père ne vit rien qui pouvait lui faciliter les choses, mais il ne vit rien qui pouvait lui nuire non plus. Il toussa pour gagner du temps. Eugène nota que, devant la cheminée éteinte, le mannequin était légèrement tordu, comme sur le point de s'en aller. Il jeta son premier dé. - J'aurais besoin, dit-il très lentement, de refaire mes papiers. M. Lagneau se tourna vers le mannequin, l'air de vouloir s'assurer que ce n'était vraiment personne. Il revint à mon père et demanda tout bas : - Vous êtes français, monsieur Eugène ? - Français, oui. J'ai mon décret de naturalisation. Le secrétaire de mairie se pencha et chuchota : - Eh bien, donc ? Pourquoi les refaire, ces papiers ? Vous n'êtes pas en règle avec les actuels ? - Si, si. Il nous faudrait la même chose, les mêmes papiers. Exactement. La même carte d'identité pour ma femme, ma fille Madeleine, mon fils André, et le petit Charly. Oui, tout pareil... Mais sans le tampon. M. Lagneau tapota le sol du bout du pied. Mon père, inquiet, chercha dans le regard du secrétaire de mairie une assurance qu'il ne mettait pas sa famille en danger. »