Deze serie volgt een tweelingbroers die in een door oorlog en wreedheid geteisterde wereld terechtkomen. Ver weg van huis gestuurd om bij hun verschrikkelijke grootmoeder op het platteland te wonen, worden ze geconfronteerd met onvoorstelbare ontberingen. Om de wreedheden om hen heen het hoofd te bieden, beginnen de jongens aan een eigenzinnige opleiding. Ze documenteren hun ervaringen in een speciaal notitieboek, wat resulteert in een meeslepend verhaal over overleven, veerkracht en zelfontdekking tegen de achtergrond van tegenspoed.
Sent to a remote village for the duration of the war, two children devise physical and mental exercises to render themselves invulnerable to pain and sentiment. They steal, kill, blackmail and survive; others - the cobbler, the harelipped girl who craves love, the children's parents - are sucked into war's brutal maelstrom.
Avec Le Grand Cahier nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, l’un d’eux franchissant la frontière, laissant l’autre en son pays pacifié mais dominé par son régime autoritaire. Seul, désormais privé d’une partie de lui-même, Lucas, celui resté, semble vouloir se consacrer au bien. Il recueille Yasmine et adopte son fils Mathias, porte sa pitance au curé du village, tente de consoler Clara dont le mari fut pendu pour ‘‘trahison’’, écoute avec attention la confession de Victor, le libraire qui rêve d’écrire un livre ... Et si c’était pire ? Le propre d’un système totalitaire n’est-il pas de pervertir à la base tout élan de générosité ? Ce que découvrira Claus, le jumeau exilé de retour sur les lieux de ses premiers forfaits, sera plus terrible encore : qu’il n’y a pas de générosité sans crime, et qu’on est toujours deux, même quand on est seul.Au-delà de la fable, l’auteur pousuit ici son exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe, et nous livre une belle méditation désespérée sur la littérature.
De l'autre côté de la frontière, la guerre est finie, la dictature est tombée. Pour vivre, pour sur-vivre, il a fallu mentir pendant toutes ces années. Klaus et Claus T. découvrent à leurs dépens que la liberté retrouvée n'est pas synonyme de vérité. Et si leur existence était en elle-même un mensonge ? Ainsi s'achève la trilogie inaugurée avec Le Grand Cahier, et traduite aujourd'hui dans une vingtaine de pays.