Deze serie volgt een tweelingbroers die in een door oorlog en wreedheid geteisterde wereld terechtkomen. Ver weg van huis gestuurd om bij hun verschrikkelijke grootmoeder op het platteland te wonen, worden ze geconfronteerd met onvoorstelbare ontberingen. Om de wreedheden om hen heen het hoofd te bieden, beginnen de jongens aan een eigenzinnige opleiding. Ze documenteren hun ervaringen in een speciaal notitieboek, wat resulteert in een meeslepend verhaal over overleven, veerkracht en zelfontdekking tegen de achtergrond van tegenspoed.
Dans un pays ravagé par la guerre, Claus Et Lucas font l'apprentissage de la vie, de l'écriture et de la cruauté. Premier roman d'une émigrée hongroise installée en Suisse, Le Grand Cahier est également le premier volet d'une trilogie qui comprend La Preuve et Le Troisième Mensonge. L'œuvre d'Agota Kristof est aujourd'hui réduite dans une quinzaine de pays.
Avec Le Grand Cahier nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, l’un d’eux franchissant la frontière, laissant l’autre en son pays pacifié mais dominé par son régime autoritaire. Seul, désormais privé d’une partie de lui-même, Lucas, celui resté, semble vouloir se consacrer au bien. Il recueille Yasmine et adopte son fils Mathias, porte sa pitance au curé du village, tente de consoler Clara dont le mari fut pendu pour ‘‘trahison’’, écoute avec attention la confession de Victor, le libraire qui rêve d’écrire un livre ... Et si c’était pire ? Le propre d’un système totalitaire n’est-il pas de pervertir à la base tout élan de générosité ? Ce que découvrira Claus, le jumeau exilé de retour sur les lieux de ses premiers forfaits, sera plus terrible encore : qu’il n’y a pas de générosité sans crime, et qu’on est toujours deux, même quand on est seul.Au-delà de la fable, l’auteur pousuit ici son exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe, et nous livre une belle méditation désespérée sur la littérature.
This bleak story, by a Hungarian-born writer living in Switzerland and writing in French, is both an allegory on the East-West divisions of Europe and a commentary on the damage parents can do to children. The narrator, Claus, revisits the places of his youth after the fall of Communism. He recounts a past that begins with his waking up during World War II with a serious spinal injury at the age of four and progresses through rehabilitation and foster homes. He has only a vague memory of a happier childhood before then. In the middle of the book a surprise twist casts a new light on Claus' past. Translated by Marc Romano.